Smart city : à quoi va ressembler la ville intelligente ?

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01/2020

La ville intelligente se développe partout en France, dans les grandes métropoles mais pas seulement, avec des modèles qui concernent l’habitat notamment. Découvrez quelles sont les villes françaises les plus avancées en matière de smart city et comment ?

smart city ville intelligente
La smart city se développe dans la plupart des grandes villes mais à des rythmes différents et des concepts divers. © Fotolia
Simple concept il y a encore quelques années, la smart city devient une réalité dans l’hexagone avec la signature de plus en plus nombreux de contrats d’envergure pour créer ces villes intelligentes. Les experts du cabinet Xerfi tablent sur un marché de 4 milliards d’euros en 2022, en parallèle d’une phase d'industrialisation pour les technologies de la smart city. 
La smart city concerne divers domaines : la sécurité avec la gestion des caméras de surveillance, la gérance de l’éclairage public, de la mobilité intelligente, du wifi public, mais aussi la gestion des réseaux de chaleur dans les écoquartiers, les énergies renouvelables à l’échelle d’un îlot… 


La ville intelligente sort peu à peu de terre


Dans une étude de Xerfi-Percepta de Flavien Vottero sur le marché de la smart city en France et du marché de la ville intelligente à l’horizon 2022, on apprend que peu à peu, la ville intelligente prend tournure. Depuis 2008, 181 programmes smart city ont ainsi été lancés par les 40 plus grandes agglomérations françaises, dont 33 projets pour la seule année 2018. En l'espace de 10 ans, les communes tricolores auront investi près de 3,5 milliards d’euros dans la ville intelligente.
Après avoir mis en place des délégations de service public pour la gestion de l’eau ou des déchets, les collectivités seront, selon Xerfi, tentées de déléguer également la smart city sur des sujets peu communs comme l’anticipation des inondations, la prévention des attentats… 

Habitez-vous une smart city ?


Les villes les plus avancées en la matière : comme Angers, Nice, Lyon, Paris ou Marseille, devraient passer d’une phase de test à un déploiement généralisé des produits et services de la smart city. L’approche des élections municipales, en mars 2020, devrait également accélérer les prises de décision. « Pour les élus qui briguent une réélection, l’embellissement de la ville avec un nouvel éclairage public ou l’installation de caméras de télésurveillance connectées peuvent en effet peser lourd dans l’isoloir », détaille Xerfi. 
Soucieuses de rattraper leur retard, de grandes agglomérations telles que Lille, Rennes, Rouen ou Toulon seront ces prochains mois sur le premier plan du marché de la smart city, sans oublier les communes de taille intermédiaire, entre 20 000 à 100 000 habitants. En effet, au-delà d’une réduction de la facture de consommation d’électricité, l’éclairage permet de faire un premier pas dans la ville intelligente, même pour des villes moyennes.
Si au-delà de l’amélioration des services publics existants, la valorisation des données par les technologies d’intelligence artificielle doit permettre de concevoir de nouvelles solutions pour les élus et les habitants. Reste la problématique de la propriété des datas de la smart city. Plus que son développement, c’est un nouveau défi pour la ville intelligente.
Par Rédaction

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